Contre le mariage forcée

Contre le mariage forcée
Sezen avait 19 ans. En France depuis 6 mois, Sezen refusait de se marier avec son cousin maternel. La famille lui impose le mariage. Les invités ont remarqué que Sezen pleurait sans cesse. Sezen demande à retourner en Turquie, elle a comme seule réponse de sa famille si tu reviens, je te tuerai. Sezen refuse d'avoir des relations sexuelles avec son cousin. Je ne peux avoir d'autres relations avec toi que celles qui existent entre un frère et une s½ur. Même si tu devais me tuer, je refuse d'avoir des relations sexuelles avec toi. Le surlendemain de leur mariage, à savoir le 26 septembre 2006, le mari l'étrangle.
[...]
Ce meurtre est une violation des droits humains et une atteinte aux droits de toutes les femmes ! Ne tolérons plus ces crimes odieux perpétrés contre les femmes !

Catherine Eudeline, responsable nationale des permanences Femmes solidaires
Gulnaz Duman Bilge, Centre Culturel Kurde Ahmet Kaya, Paris
Fidan Unlubayir, Centre d'information du Kurdistan, Paris


Source : Le mariage forcée tue, Femmes solidaires.

Le mariage forcée, c'est être marié contre sa volonté a une autre personne. Dans le cas d'un mariage non consentie, la nullité du mariage peut être prononcé aprés saisie du parquet. Les familles pratiquant cela, le font par coutumes et par tradition, dans leurs milieux, le fait d'avoir des enfants qui réussisent leurs vie au niveau étude et travail, est moins gratifiant, que avoir un de leufs enfants mariés par mariage forcé.

Pour pouvoir marier leurs enfants, souvent la famille prétexte des "vacances", dans le pays d'origines, c'est aussi le procédé pour des familles française d'origine étrangére pour exciser leurs enfants. Il y a aussi d'autres personnes qui excisent avant le mariage.

Selon une enquête anglaise, parmi les jeunes femmes de 15 à 34 ans, issues de communautés du Moyen Orient, d'Afrique ou d'Asie, et victimes de mariages forcés, le taux de suicide est 3 à 4 fois plus élevé que chez les autres !

Si vous supposez, que les vacances, ne sont qu'un prétexte, ou même par sécurité, il est conseillé de :

Avant, le départ à l'étranger

- faire part de vos craintes à une personne de confiance (ami(e), camarade de classe, professeur, assistante sociale proche de votre domicile, association etc.) ;

- photocopier vos documents d'identité et titres de transport (passeport, carte nationale d'identité, billet d'avion, etc.), les remettre à la personne de confiance et lui communiquer l'adresse de la famille à l'étranger où vous êtes suceptible de séjourner ;

- emporter avec vous un papier sur lequel vous avez écrit votre numéro de passeport ainsi que sa date de délivrance et l'autorité émettrice (sous-préfecture ou préfecture), les coordonnées de la famille dans laquelle vous allez vous rendre à l'étranger, ainsi que les coordonnées de l'ambassade ou du consulat de France du pays de destination (elles figurent sur la fiche du pays en question que vous trouverez sur ce site) ;

- prévoir une petite somme d'argent en cas de besoin pour téléphoner ou vous déplacer et emporter votre téléphone portable tout en prévoyant qu'il puisse fonctionner dans le pays où vous vous trouvez ;

- contacter la Mission Femmes Françaises à l'Etranger - MFFE -, ou le Service des Français à l'étranger du ministère des Affaires étrangères et européennes. Vous pouvez téléphoner aux numéros suivants :
01.43.17.90.01 / 01 43 17 81 68 ou 01.43.17.84.39

A l'étranger, en cas de crainte

- contacter l'ambassade ou le consulat de France le plus proche de votre résidence qui vous apportera, dans toute la mesure du possible, l'aide et les conseils appropriés en fonction de votre situation. En cas de disparition de documents, un laissez-passer ou un passeport peut, le cas échéant, vous être délivré.

- demander à une personne de confiance de prévenir l'ambassade ou le consulat de France, ou le ministère français des Affaires étrangères et européennes.

Remarque : Si vous avez la double nationalité, l'aide que pourront vous apporter les autorités consulaires françaises peut être limitée.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 14:12

Modifié le mercredi 30 avril 2008 17:20

Maltraitance

Maltraitance : La maltraitance désigne des mauvais traitements infligés à des personnes que l'on traite avec brutalité, rigueur ou sévérité. Ces victimes sont souvent dépendantes et sans défense, mais pas toujours. A l'extrême, par exemple, dans les cas de sadomasochisme, elles sont consentantes, voire demandeuses de tels traitements. La maltraitance a fréquemment des conséquences durables sur la santé physiologique et psychique des victimes. De plus, les formes de maltraitance durant l'enfance que sont les coups et violences, l'excision et la circoncision, ou les viols, ont bien souvent des conséquences majeures sur le développement des enfants et adolescents, ce qui se traduit à l'âge adulte dans des propensions inégales au bonheur ou aux souffrances, voire dans la reproduction de comportements violents, sur d'autres, ou sur soi-même. Mais de nombreuses études portant sur la France et le Canada montrent que seule une faible part des victimes d'une maltraitance pendant l'enfance sont eux-mêmes devenus des maltraitants.

Causes/facteurs de risque

1. Environnement familial

* Relations parents-enfants perturbées : problèmes conjugaux, problèmes de santé

*Intolérance et (ou) rigidité des principes éducatifs

==> Tensions dans les familles et passages à l'acte possible

2. Environnement Socio-Culturel

* Familles (risques) : Isolées . Déracinées .Ayant subi un changement culturel trop important

*Dans certaines cultures : Isolement (surtout des familles). Travaux ménagers excessifs. Châtiments corporels.

==> Ne sont pas de mauvais traitements . Mais peuvent le devenir lorsque la norme éducative perd son sens par rapport au lieu social et culturel dans lequel vivent les familles.

3. Environnement Economique

* Les mauvais traitements concernent toutes les classes sociales mais ...

* L'instabilité professionnelle, le manque de ressources, le logement inadéquat,

créent des conditions de vie défavorables.

==> Facteurs de risque importants pouvant être générateurs de violences intra-familiales.

4. Environnement Institutionnel : mise en cause de personnes ayant autorité sur l'enfant:

* Personnel soignant, éducateur, famille d'accueil, enseignant.

==> FACTEURS DECLENCHANTS

* prévisibles : stress, fatigue, difficultés personnelles
* imprévisibles : rupture brutal d'équilibre social, psychique ou de santé.


Les types de maltraitance

Un enfant maltraité est un enfant victime de sévices, de la part de ses parents ou des personnes qui en ont la charge :

* SEVICES PHYSIQUES

* Brutalité
* Fractures
* Hématomes, ecchymoses
* Brûlures, morsures, griffures
* Epanchements crâniens sous-duraux
* Lésions viscérales par éclatement, hémorragies.




* SEVICES PSYCHOLOGIQUES

* Humiliations, injures, brimades.
* Comportements sadiques, pervers.
* Manifestations de rejet
* Abandon affectif
* Exigences disproportionnées à l'âge et au développement de l'enfant
* Punitions excessives
* Refus de subvenir aux besoins de socialisation


* SEVICES SEXUELS

* Viols, incestes
* Attouchements
* Exploitation à des fins de prostitution
* Pornographie




TROUBLES PSYCHOLOGIQUES

1.TROUBLES DU DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR

* Retard de langage
* Retard du développement psychomoteur
* Difficultés scolaires ou baisse brutale du rendement scolaire (rêveur, inattentif, instable)

2. TROUBLES DU COMPORTEMENT
o Syndrome dépressif ++ => triste, apeuré, s'isole, culpabilité +++ , manque de confiance en soi ++
o Anxiété ++
o Arrêt de l'enfance : Incapacité à jouer - Pseudo-maturité - "Protège ses parents"
o Syndrome régressif : Quête affective ++ auprès de toute personne
o Hyperactivité, agressivité, provocations
o Délits, vols
o Absentéisme scolaire ou fugue, refus de rentrer à la maison
o Tentatives de suicides

3. TROUBLES "SOMATIQUES"
o Troubles du sommeil ==>Endormissement difficile - réveils nocturnes - cauchemars
o Enurésie, encoprésie
o Maux de ventre +++, de tête, de dos
o Anorexie, boulimie

4. SIGNES EVOCATEURS D'ABUS SEXUELS
o Difficultés de mémorisation => désir d'oublier ou hyper investissement scolaire.
o Identification à l'agresseur dans les jeux (poupées)
o Soumission à l'autorité de l'adulte
o Phobie du contact physique, de la toilette ou au contraire rituels obsessionnels = >lavage +++ du coucher (se couche habillé(e), vérifie que
o tout est fermé).
o Provocations érotiques, langage inhabituel pour son âge
o Modifications de l'aspect extérieur (filles +++ ou garçons+++)
o ACTIVITE AUTO EROTIQUE COMPULSIVE +++
o Maux de ventre ++
Maltraitance

# Posté le dimanche 23 mars 2008 09:18

Modifié le mercredi 30 avril 2008 17:20

Combats des femmes: La célèbre guinéenne Diaryatou Bah reçue par le Président Sarkozy

Combats des femmes: La célèbre guinéenne Diaryatou Bah reçue par le Président Sarkozy
Combats des femmes: La célèbre guinéenne Diaryatou Bah reçue par le Président Sarkozy




Le 8 février dernier, la célèbre guinéenne Diaryatou Bah, auteur du livre ''On m'a volé mon enfance'' était parmi la kyrielle d'invités du Président français Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Une des actrices du combat pour l'émancipation des femmes, la jeune Diaryatou (sur la photo parlant à Sarkozy) a tenu à présenter au numéro un français son association dénommée ''Espoirs et combats des femmes'' qui place la femme au centre de ses priorités. Dans détours, Diaryatou Bah a expliqué au Président Sarkorzy tout le combat qu'elle mène aussi contre l'excision. Car elle-même victime de ce phénomène.

Aussi, elle a parlé de l'objectif de son association qui vise à accueillir les femmes migrantes qui, suite à des conflits familiaux, se retrouvent dans la rue. Et l'appui que son association compte offrir à l'éducation des enfants de Guinée. Tout cela, à l'en croire, est parti du constat alarmant des conditions de vie des migrants en France. Evoquant les maux qui frappent les femmes en Europe, la jeune écrivaine noire parle de la dépendance de celles-ci envers leurs proches, la peur des contrôles policiers et des vengeances familiales, la mauvaise connaissance des rouages de l'administration.


"C'est pourquoi nous souhaitons ouvrir un lieu d'accueil pour permettre à ces femmes d'exprimer leurs besoins, d'exposer leurs problèmes et de trouver des pistes pour changer leur situation'', enchaîne Diaryatou Bah décidée à aller loin.

Née en 1985 en République de Guinée, Diaryatou Bah, mariée de force à l'âge de 14 ans, sera vite entraînée dans la clandestinité. Pour cause de comportement peu enviable de son mari. Elle décide enfin de prendre à bras le corps son destin après des années de souffrance. Elle quitte son mari et se retrouve abandonnée à elle-même.

Sachant bien ce qui l'attend en Afrique après avoir quitté son foyer, la jeune guinéenne, avec le soutien de nombreuses associations, force l'intégration en France et réussit finalement.

En octobre prochain, Diaryatou Bah compte venir en Guinée dans le cadre du soutien à l'effort de l'éducation nationale.

# Posté le mardi 26 février 2008 14:28

Modifié le mercredi 30 avril 2008 17:15

Mon Livre

Mon Livre
Pour savoir de quoi parle mon livre:

http://www.lisons.info


Biographie :

Diaryatou Bah est née en 1985 en Guinée.
Son père a quatre épouses et trente-deux enfants. Diaryatou est confiée à sa grand-mère qui l'élève dans un petit village.
A l'âge de 8 ans, comme le veut la coutume, elle est exisée.
Son père l'a marie par procuration alors qu'elle n'a que quatorze ans. Son mari prétend travailler pour l'Union européenne en Hollande.
Munie de faux papiers, elle débarque en Hollande. Son mari se révèle au grand jour. Il est en réalité marabout et à des tendances sexuelles violentes qui a déjà une autre femme.
Elle perd son premier enfant sans se douter qu'elle était enceinte. Lors de son deuxième accouchement, son mari lui refuse toute assitance médicale et elle perd également son deuxième enfant.
La famille s'installe ensuite en France où Diaryatou Bah vit recluse dans un appartement où les violences continuent.
Jusqu'au jour ou elle voit à la télévion une jeune femme qui témoigne sur les violences conjugales et explique comment elle a fui un mari cruel.
Début 2004, elle décide de quitter le foyer conjugal et se retrouve seule dans la rue.
Elle obtient finalement de l'aide des autorités. Un long processus d'intégration en France se met en route. Diaryatou Bah vit dans un foyer d'hébergement à Paris et étudie pour devenir infirmière.
En ce moment, elle travaille dans une association.


Bibliographie :

On m'a volé mon enfance
Année de parution : 2006
Autobiographie

Prologue :

Octobre 2003. Les Lilas, en Seine-Saint-Denis, aux portes de Paris.
Dans ce studio pourri de quinze mètres carrés, j'ai froid. Mon mari est parti en Afrique en me laissant cent euros. De quoi tenir pendant ses deux mois d'absence, m'a-t-il dit. Avec ça, j'achète du lait et du pain et je me nourris de pain trempé dans le lait plusieurs fois par jour. Je ne me lave plus. À quoi ça sert, de se laver? Je ne vois plus l'importance de m'habiller, de toute façon je n'ai pas de vêtements. Ce que je porte sur moi est pratiquement tout ce que je possède. Mon c½ur bat mais je ne suis plus dans mon corps. Même les bleus ne me font plus mal. Je ne sens plus rien.
Je reste des jours entiers les yeux dans le vide ou fixés sur la télé. Personne. Rien. Que le bruit de la télé qui ronronne.


Commentaire sur le livre

Par Tima - Le 15 novembre 2006
Je tenais à dire que ce roman est vraiment bouleversant et poignant.

A travers ce livre de nombreuses africaines se reconnaîtront.

Ce livre permet de dénoncer certaines pratiques barbares comme l'excision ou le mariage forcé.

Félicitations Diaryatou et bonne continuation.


Par Fatoumata, le 22 février 2007
Je tenais à dire à Diaryatou qu'elle a eu du courage d'écrire ce livre qui nare sa biographie.

Je suis fière d'elle car c'est une preuve que dans la vie malgré les embûches, on peut s'en sortir et elle nous le montre non seulement par son livre et sa future formation d'infirmière.

Merci Diaryatou.



Son Association :

Espoir et combats de femmes

Espoirs et Combats de femmes est une association de loi 1901, non confessionnelle et apolitique. Elle a été fondée en 2006, par un groupe de personnes touchées par l'expérience que l'auteur Diaryatou Bah raconte dans son livre « On m'a volé mon enfance ». Ses objectifs sont d'une part d'accueillir, les femmes migrantes qui se retrouvent en très grande difficulté voire sans domicile fixe. Et d'autre part, de contribuer à l'éducation des enfants de Guinée Conakry par des actions ciblées.

Femmes migrantes en rupture

Les conditions très difficiles dans lesquelles vivent nombre de migrants, le sort qui leur est réservé par les lois et la police française, les conditions culturelles de dépendance de la femme envers leur famille proche rendent les femmes migrantes particulièrement fragiles. La peur des contrôles policiers et des vengeances familiales, l'ignorance de l'écriture souvent, l'incompréhension face aux rouages de l'administration, inhibent ces femmes qui doivent alors pouvoir compter sur la solidarité.
C'est pourquoi nous souhaitons ouvrir un lieu d'accueil pour permettre à ces femmes d'exprimer leurs besoins, d'exposer leurs problèmes et de trouver des pistes pour changer leur situation.

Enfants de Guinée Conakry

La Guinée est un pays pauvre parmi les pauvres et la jeunesse de sa population doit être soutenue pour effectuer les changements qui la rendrait maîtresse de son destin. Ce soutien passe par l'alphabétisation. Malheureusement, dans un contexte aussi difficile, beaucoup d'enfants se retrouvent à la rue, et non scolarisé. Quelques centres, grâce à la motivation, et à la compétence de travailleurs locaux, souvent financés par des subventions provenant de l'étranger parviennent malgré tout à fournir aux enfants de la rue, la possibilité d'étudier, et de faire l'apprentissage de la vie sociale et du savoir faire.
Par conséquent, l'association souhaite développer son projet de développement en partenariat avec des éducateurs guinéens.

Toutes les personnes intéressées par nos objectifs sont invitées à se joindre à nos réunions et à adhérer en tant que membre actif ou bienfaiteur. Une copie des statuts de l'association vous sera envoyée sur simple demande.

Partenaires: (à ce jour)

- La mairie des Lilas
- L'association Voix d'Elles Rebelles
- La Fédération IFAFE
- L'association Ni Putes Ni Soumises
- La GAMS
- Regards des Femmes ( Lyon)


Les Moyens :

Humains: L'association compte à ce jour .... membres adhérents et ... sympathisants.

Techniques: Nous ne disposons pas encore de locaux mais la mairie des Lilas met à notre disposition une salle tous les derniers samedis du mois.

Financiers: Les moyens financiers dont nous disposons sont les dons et les cotisations des membres. Nous comptons faire des demandes de subvention.

Demande :

Si vous voulez adhérer a son association ou si vous êtes intéressés par les objectifs de l'association, prenez ces coordonnées :

Chez Mme Barillot Claudette
40 rue de Paris
93260 Les Lilas
mail: info_ecf@yahoo.fr
tel: 06 12 70 31 90

Vous adhérez en tant que membre actif ou bienfaiteur.

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 09:11

Modifié le samedi 23 février 2008 05:57

Mon association

Mon association

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 09:05

Modifié le samedi 17 novembre 2007 10:42